Sur le bord de la Méditerranée,
dès que le soleil se couche
au printemps,
les étoiles gravissent les marches.
A Paris,
dès que le soleil se lève
au printemps,
les apprentis descendent les marches.
On dit « apprentis » vu que tous les participants de cette Expérience de Cinéma avec l’AME 2007 ont suivi un apprentissage particulier :
celui de tisseur de toile, tisserand d’étoffe des rêves qui se découvrent sur le grand écran.
Des personnes qui ont percé le secret de fabrication du fil du temps qui s’inscrit sur un film.
Maintenant, vous savez que le plus important n’est pas sur les marches de Cannes, sur la scène des trophées ou sur l’écran,
le plus important se passe bien avant tout cela,
dans le long cheminement qui permet d’arriver à l’écran,
et tout commence par une chose infime,
la plus importante de toute
c’est à dire
l’idée originale
celle qui va donner l’envie et l’énergie d’affronter tant de soucis et de problème retords liés à la concrétisation de cette idée.
Dans ces affres du processus de création,
il y en a un qui a retenu toute notre attention : c’est la question du son.
L’éternel oublié,
l’éternel soupçon qui ravive les sens.
Tout ce qui est bruit,
bruite.
Tout ce qui est son,
sonne.
Tout ce qu’on entend,
sous-entend ?
Entend on le son de l’image de la même manière qu’on imagine ce qu’on voit.
Nos deux yeux qui ne regardent qu’un seul écran
voient le sens de ce qu’ils voient
transformés par la cause de leurs deux oreilles.
L’objectif de cette année a été de vous faire vivre cette expérience de l’imagination qu’apporte la bande son.
L’autre objectif était d’arriver à ce plaisir d’être tous ensemble assis dans un fauteuil d’une salle de cinéma pour découvrir un film issu de votre travail, de votre implication, joie, déception, reflexion, réaction et autre rebondissement qui ont accompagné leur concrétisation.
Encore une foi,
bravo pour avoir vaincu tant de contraintes techniques si contraire au processus habituel qui accompagne la réalisation des films habituels.
Mais tant mieux,
au moins, vos films-essais ne sont que plus inhabituels !







